« 24 novembre 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 249], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6972, page consultée le 24 janvier 2026.
Guernesey, 24 novembre 1862, lundi, 7 h. ¼ du soir
Ne croyez pas que je vous tienne quitte de ma restitus, mon cher petit homme, au contraire et je veux vous la gribouiller depuis A jusqu’à Z, c’est-à-dire depuis je t’aime jusqu’à je vous adore. Il n’y a pas de bain qui tienne, ni vent, ni marée, ni le diable et son train, il faut que je vous dise ce que j’ai dans le cœur et dans l’âme. Que tu es bon, mon doux adoré, de t’être trouvé à la sortie du bain malgré le temps si froid et l’incertitude de l’heure à laquelle j’aurais fini ma pataugerie. Ce que j’ai éprouvé de douce surprise et de reconnaissance attendrie en te retrouvant à ce rendez-vous incertain ne peut pas se dire. J’aurais voulu pouvoir baiser tes chers petits pieds et les pavésa sur lesquels tu avais marché. J’aurais voulu pouvoir crier mon amour et mon bonheur par-dessus les toits et remplir les quatre points cardinaux de mes baisers.
a « le pavé ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle se délecte du succès public des Misérables.
- 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
- 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
- 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin
