« 13 avril 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 64], transcr. Christine Routier-Lecarpentier, rév. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.2866, page consultée le 01 mai 2026.
Guernesey, 13 avril 1857, lundi soir, 7 h. ½
Si vous dites un mot je les empoigne tous et voilà ECCE ! Je ne fournirai certainement pas ma maison, mes appartements, ma vaisselle officielle et officieuse, publique et secrète, mes tables, mes chaises, mes tapis, mon eau, mon encre, ma vertu grande et petite pour rien, pour le plaisir de voir passer des chefs-d’œuvrea sous mon nez pour aller chez Téléki, chez Mlle Allix ou autres magyardes de même calibre. Il m’en faut aussi à moi des pendus, des châteaux, des clairsb de lune, des coups de soleil et des effets de brouillard1 si vous ne voulez pas que nous nous brouillions. C’est bien le moins que j’aie ma part…ah ! vous voilà, je n’en suis pas fâchée.
1 Juliette reproche à Victor Hugo d’offrir ses dessins aux autres plutôt qu’à elle.
a « chefs-d’œuvres ».
b « clair ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
