20 février 1857

« 20 février 1857 » [source : Collection privée / Musée des Lettres et Manuscrits, Paris, 62260 0002/0005], transcr. Gérard Pouchain, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.2838, page consultée le 09 mai 2026.

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Je ne suis pas revenue du bain assez tôt pour te revoir avant ton dîner, mon cher adoré, mais je tâche de tromper la faim de mon cœur et de mon estomac en des faïences illustrées. Jusqu’à présent je dois dire que cela ne fait que m’aiguiser l’appétit et surexciter mon inspiration artistique, poétique, bucolique, alcoolique et céramique. Ça vous apprendra à me prendre pour une cruche et à me proposer des choses qui sont immorales. Cela vous apprendra encore à ne pas demander de restitus sans rime ni raison quand vous savez que je vous aime plus que plein mon cœur. Aussi ne venez pas vous plaindre de ma stupidité quand même elle vous donnerait des horripilations d’indignation et baisez-moi tout de suite.

Juliette


Notes manuscriptologiques

a Le dessin de Juliette Drouet qui occupe toute la première page de la lettre la montre tirant la langue à Victor Hugo au moment où elle lui offre un bibelot. On en comprend mieux la signification grâce à un autre dessin sur une feuille annexe : Juliette Drouet y est représentée avant d’offrir l’objet à Victor Hugo, avec cette légende : « portraits en pieds… de nez de deux Bibelotphages ».

« coll. privée / Musée des lettres et manuscrits, Paris. »

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.

  • Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».