« 17 juillet 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 181], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6893, page consultée le 03 mai 2026.
Guernesey, 17 juillet 1862, jeudi soir, 7 h. ½
Il n’y a que la différence d’heure, mon cher bien-aimé, qui puisse distinguer ma
restitus d’aujourd’hui de celle d’hier, et
réciproquement, car pour ce que j’ai à te dire c’est toujours invariablement le même
JE T’AIME. Ce matin, voulant compléter le nettoyagea commencé de la veille et compter avec ta Marie1, j’ai remis ma restitus à plus tard, sachant bien que la journée ne
s’achèverait pas sans que je t’aie gribouillé mes tendresses sous une forme
quelconque. Tu vois que je ne me suis pas trompée et que j’aurai encore du temps de
reste entre ce galop de pattes de mouches et ton retour auprès de moi.
Dîne
bien, mon cher petit homme, sois GEAIE comme un
PINSON en dépit de ton envergure D’AIGLE et aime-moi malgré mon érudition
ornithologique, cela ne m’arrivera plus. Tâche de venir de bonne heure pour que nous
puissions faire un petit tour et pour que Suzanne puisse aller tailler une longue petite bavette chez
miss Boutillier. En attendant, je t’aime
de toutes mes forces.
Juliette
a « nétoyage ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle se délecte du succès public des Misérables.
- 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
- 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
- 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin
