16 novembre 1857

« 16 novembre 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 203], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.3035, page consultée le 06 mai 2026.

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Il est probable, mon cher petit homme, que vous allez me surprendre tout à l’heure en flagrant DÉLIRE RESTITUS mais cela ne m’arrête pas, au contraire, car l’espoir de vous voir bientôt est capable de me donner de l’esprit si par hasard j’en manquais, ce qui n’est guère possible, je me rends cette justice à moi-même. Hélas ! hélas ! hélas ! ô totoiiiiiia ! Il faut bien rire de son malheur. Ah ! vous voilà ! quel bon incident ! cela va me donner le temps de remettre MES ESPRITS. Vous êtes resté si peu, si peu que cela ne m’a rien remis du tout et que je suis aussi Juju qu’auparavant votre apparition. Il faut pourtant que je vous dise tant bien que mal que vous êtes, mon petit homme bien-aimé, la joie de mon cœur, de mes yeux et de mon âme. Maintenant c’est à votre tour à me donner la réplique si vous pouvez. Je t’adore.


Notes manuscriptologiques

a La voyelle est répétée six fois jusqu’au bout de la ligne.

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.

  • Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».