« 20 juillet 1881 » [source : BnF, Mss, NAF 16402, f. 163], transcr. Caroline Lucas, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.8450, page consultée le 01 mai 2026.
Paris, 20 juillet 1881, mercredi midi
Cher bien-aimé, rien qu’un mot : je t’aime. Je suis trop souffrante pour te dire
autre chose qui vaille cela. Demain, je l’espère, je serai mieux, mais pour
aujourd’hui je suis tout à fait à quia1 et je ne peux
rien faire ni rien dire de plus que :
Je t’adorea.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
1 « Être à quia » : ne plus savoir que répondre, éprouver un grand embarras. (Larousse)
a Situés en bas à droite de la première et unique page constituant la lettre, ces mots sont légèrement détachés du reste du paragraphe.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
une partie de l’avenue d’Eylau est rebaptisée « avenue Victor Hugo ».
- 17 févrierMort de son beau-frère Louis Koch.
- 4 marsHommage du Sénat à Hugo.
- 31 maiLes Quatre Vents de l’esprit.
- 12 juilletUne partie de l’avenue d’Eylau est rebaptisée « avenue Victor Hugo ».
