« 21 septembre 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 182], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.3019, page consultée le 24 janvier 2026.
Guernesey, 21 septembre 1857, lundi soir, 7 [h.] ½
Sais-tu, mon cher adoré, que je n’ose presque plus entrer dans ma chambre tant je
la
trouve belle. Il me semble que je [fais tache ?] dans cette splendeur
et que je suis une bien… Te voilà, mon adoré, la suite au numéro prochain.
Du
reste, je vois que les merveilles que tu fais chez moi ne t’empêchent pas de songer
à
ton alhambra1 et de continuer la razzia des viers coffres avec l’aide du vier Gruta. Quant à moi, je suis moins
insatiable que toi et je me déclare satisfaite avec ce que j’ai. Il ne me manque hélas
que ce qui ne s’achète ni pour or ni pour argent mais contre lequel je te troquerais
tout mon cœur, toute mon âme pour l’éternité si tu voulais en échange me donner un
peu
de vrai amour. Te revoilà. Je t’aime.
Juliette
1 Il s’agit de la maison de Victor Hugo, Hauteville House.
a « Grutt ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
