17 juin 1882

« 17 juin 1882 » [source : BnF, Mss, NAF 16403, f. 115], transcr. Yves Debroise, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6429, page consultée le 25 janvier 2026.

Coûte que coûte, mon cher bien-aimé, je ne veux pas laisser passer un jour sans t’écrire le mot sacramentel de mon âme : je t’adore. Je suis très en retard aujourd’hui parce que j’ai voulu faire une revue de mes vieilles défroques, ce qui, avec mon débarbouillage et mon coiffeur, m’a conduitea jusqu’à midi. Il résulte de cette consciencieuse vérification que je n’ai plus de chemises de flanelle et plus de chemises peignoirs. Et comme je ne peux pas plus me passer des unes que des autres, il faut que tu me permettes d’en commander tout de suite une douzaine de chaque. Je crois que tu es logé un peu à la même enseigne aussi je te conseille de faire comme moi. En attendant que tu prennes ton parti de cette nécessité, moi je me multiplie pour t’aimer encore davantage si c’est possible. Je te souris et je te bénis dans toute l’effusion de mon cœur et avec toute l’admiration et toute l’adoration que ton génie m’inspire.

[Adresse]
Monsieur Victor Hugo


Notes manuscriptologiques

a « m’ont conduites ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

de plus en plus affaiblie par la maladie, elle fait face, mais finit par arrêter son journal épistolaire.

  • 8 janvierHugo réélu sénateur.
  • 26 maiTorquemada.
  • 2 aoûtJuliette refait son testament.
  • 6-28 septembreSéjour à Veules-les-Roses, chez Paul Meurice, puis à Villequier, chez les Lefèvre-Vacquerie.
  • 25 novembreElle assiste à la reprise (2e représentation) du Roi s‘amuse.