« 11 juillet 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 185], transcr. Emma Antraygues et Claire Josselin, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.12772, page consultée le 06 mai 2026.
Paris, 11 juillet [1880], dimanche matin, 11 h. ½
Cher bien-aimé, j’ai pris un bain ce matin. C’est ce qui fait que ma restitus est tout à fait en retard. Heureusement que mon cœur est toujours en avance pour t’aimer, ce qui rétablit l’équilibre. Au moment où je t’écris ceci, je pense aveca une vive tristesse à la perte de cette excellent docteur Broca qui t’était si sincèrement dévoué et qu’on enterre aujourd’hui à cette [heure]-ci même. Le billet de faire-part est venu ce matin mais je me suis permisb de ne pas te le communiquer pour ne pas te donner la pensée d’aller à cet enterrement où on t’aurait probablement prié de parler, sans compter la fatigue et l’émotion que cela t’aurait causé et par cette chaleur malsaine te rendre peut-être malade. J’espère que tu ne m’en voudras pas d’un excès de sollicitude que je ne peux pas m’empêcher d’avoir. Je t’aime, mon bien-aimé, je t’aime, je t’aime c’est ma vie, c’est mon cœur, c’est mon âme.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
a « avec avec. »
b « permis ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
l’amnistie des Communards est enfin votée, et la fête nationale, fixée le 14 juillet, fonde la République sur la Révolution Française
- AvrilReligion et religions.
- 24 octobreL’Âne.
