« 14 juin 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 152], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6865, page consultée le 24 janvier 2026.
Guernesey, 14 juin 1862, samedi 8 h du m[atin]
Bonjour, mon cher doux adoré ; bonjour mon sourire, mon parfum, mon rayon, ma joie,
mon bonheur, mon amour, mon âme, bonjour, que tout ce que tu désires s’accomplisse
sur
la terre et dans le ciel, voilà ce que je demande pour toi à Dieu de toute la force
de
ma prière.
J’espère que tu as bien dormi et que tu te portes très bien. C’est
avec cette joyeuse espérance que je me prépare à fêter ce soir notre bon petit samedi
hebdomadaire. Et à ce propos, je crois qu’il vaut mieux que je ne lise pas la lettre
concernant la pauvre mère Ledon parce que
j’aurais l’air de me casser à moi-même l’encensoir Bonté sur le nez, quand c’est toi
qui est le vrai bon, le vrai saint, le vrai généreux, le vrai sublime, le vrai divin.
Moi, je ne suis que la mouche de tous tes adorables coches et mon bourdonnement
perpétuel c’est : je t’aime1.
1 Hugo donne ce jour-là le dernier bon à tirer pour Les Misérables.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle se délecte du succès public des Misérables.
- 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
- 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
- 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin
