« 4 juin 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 99], transcr. Madeleine Liszewski, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.177, page consultée le 24 janvier 2026.
Guernesey, 4 juin 1857, jeudi soir, 6 h.
Je n’ai pas encore perdu tout espoir de te revoir avant ton dîner, mon cher adoré, et je me prépare en outre pour la petite promenade de ce soir sur laquelle je compte tout à fait. En attendant, je viens de donner à manger à mes petits orphelins pour tâcher de les habituer un peu à moi car jusqu’à présent leur petite sauvagerie enfantine ne m’a pas permis de les approcher à portéea de caresses. Puis j’ai su qu’on vous avait rencontré près du collège. Vous voyez que ma police active est assez bien faite en ce qui concerne la voie publique. Quel dommage que cela ne puisse pas pénétrer jusqu’à votre voie intérieure. Avec quel soin je ferais la police de votre cœur et comme je n’en confierais le soin à personne autre mais heureusement cette sage et précieuse institution ne peut pas fonctionner dans les consciences et toute son habileté ne va pas plus loin qu’aux bagatelles de la porte. Pour le reste il faut s’en rapporter à vous. O To ! To ! To ! To ! To ! To ! To ! To ! To !
a « porter ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
