7 août 1857

« 7 août 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 145], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.2982, page consultée le 24 janvier 2026.

Bonjour, mon cher petit bien-aimé, bonjour, ne te réveille pas. Il fait un temps favorable au sommeil, sombre et froid. Dormez, mes chères amours, mon âme bercera vos rêves pendant que le marteau de Thomas1 et les gros pieds de Peter2 font leur vacarme au-dessus de ma tête. J’espère que tu auras passé une bonne nuit, mon bon petit homme, et que tu ne souffres plus de ton cœur ? Quant à moi je suis trop bien ce matin et je t’aime encore davantage. Je viens de monter TA petite horloge qui est à toi, à toi, bien à toi. Seulement nous verrons si vous saurez mieux la régler que mon propre cœur qui bat toujours la breloque par votre faute et, à ce sujet, je vous demanderai où vous en êtes avec la jeune hongroise inflammable ? Comment cela s’est-il passé hier chez Duverdier ? Vous me direz cela si vous pouvez tantôt ; jusque là, je laisse mon imagination flotter entre vos nombreuses conquêtes et je vous aime malgré vent et marais et les filles de dix-neuf ans et les femmes d’un CERTAIN âge. Telle est ma force.

Juliette


Notes

1 Thomas Gore.

2 Peter, le fils de l’ébéniste Mauger.

Cette année-là…
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Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.

  • Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».