« 16 octobre 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 212], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6935, page consultée le 24 janvier 2026.
Guernesey, 16 octobre 1862, jeudi matin, 8 h. ½
Bonjour, mon cher petit homme, bonjour à tout cœur et à tout crin, bonjour. Je vous
aime à versea comme le temps, et
vous ? J’attends votre réponse de pied ferme et je continue mes petites évolutions
de
tendresse sur le papier, cela entretient ma joie jusqu’au moment où je pourrai vous
sauter au cou en personne.
J’espère, mon bien-aimé, que tu as passé une bonne
nuit et que tu m’aimes. Voilà pourquoi je suis GEAIE comme un CHIEN ce matin. Autrement, si je doutais de l’une de ces deux
choses indispensables à mon bonheur, loin d’être gaie, folâtre et stupide, je serais
triste, malheureuse et bête, voilà la différence. Heureusement je suis pleine de
confiance et d’amour, je ne doute ni de toi ni de moi et j’ai le cœur plein de joie
et
de bénédictions.
J.
a « averse ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle se délecte du succès public des Misérables.
- 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
- 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
- 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin
