« 21 avril 1857 » [source : BnF, Mss, NAF 16378, f. 67], transcr. Chantal Brière, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.2869, page consultée le 24 janvier 2026.
Guernesey, 21 avril 1857, mardi soir, 7 h.
Il fait à peine assez jour pour voir où je pose ma plume, mon cher adoré, mais cela ne m’arrête pas car je t’aime les yeux fermés et par cœur et peu importe où je laisse tomber mon amour si tu daignes le ramasser. Depuis trois jours je suis si occupée de mes poules et de la séquestration de mon coq qu’il m’a été impossible de te tirer ma restitus mais tu n’y auras pas perdu grand-chose, AU CONTRAIRE, puisque je ne t’en aime que davantage. Il est vrai que je n’ai pas encore trouvé le moyen de t’aimer moins. À propos de MOYENS je vois avec désespoir que les miens, de moyens, ne me permettent pas de faire une concurrence sérieuse et victorieuse au citoyen PIFFE, si digne de ce nom. Ceci est un de mes plus douloureux crève-cœur et c’est avec un vrai chagrin que. Ah ! vous voilà, je t’aime.
Juliette
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
ils s’adonnent à la « chasse aux vieux coffres » pour décorer leurs maisons.
- Au printemps et pendant l’étéIls s’adonnent à une nouvelle passion, la « chasse aux vieux coffres ».
