« 10 juillet 1880 » [source : BnF, Mss, NAF 16401, f. 184], transcr. Emma Antraygues et Claire Josselin, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.12771, page consultée le 07 août 2026.
Paris, 10 juillet [1880], samedi matin, 8 h.
Cher bien-aimé, je te souris avant même de savoir comment a été ta nuit, et je prie
Dieu de te conserver en santé, sain d’esprit et de corps comme tu l’es aujourd’hui,
bien de longues
années encore.
À vingt-quatre heures de distance l’apparition de ce bon et bien regrettable Paul broca s’est montré à moi hier, dans la
personne d’un inconnu que j’ai pris pour lui et que j’ai salué comme tel quand il
était déjà mort depuis quelques heures, et ce matin, par la lettre que sa pauvre femme
t’a fait écrire
par une personne de sa famille, puisqu’elle signe du même nom, pour t’annoncer la
mort de son mari et te dire que tu seras informé du jour et de l’heure des obsèques
dès qu’ils seront
fixés. Je pense que tu ferais peut-être bien de ne pas attendre cette seconde lettre
pour répondre à la première. Mais tu es meilleur juge que moi de ce que tu as à faire
dans cette
triste circonstance pour témoigner à la mémoire de ceta excellent homme l’estime et l’affection que tu lui portais de son vivant. Cher
adoré, je te souris et je te bénis.
[Adresse]
Monsieur Victor Hugo
a « cette »
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
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