« 9 novembre 1862 » [source : BNF, Mss, NAF 16383, f. 235], transcr. Camille Guicheteau, rév. Guy Rosa, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.6958, page consultée le 06 août 2026.
Guernesey, 9 novembre 1862, dimanche, 9 h. après midi
Ce n’est pas une promenade que je t’offre, mon pauvre cher bien-aimé, mais un bon
feu bien flambant pour te sécher et pour te réchauffer. Dans l’espoir que tu vas venir
bientôt j’ai
allumé mon feu et je t’attends le cœur dans la main. [Dessin]a Il y avait longtemps que je ne m’étais livrée à l’illustration de mes restitus et j’avais tort, ce qui a pu donner lieu au citoyen
Chenay de se croire plus fort que moi. À partir d’aujourd’hui je rentre dans la lice,
nous verrons lequel de lui ou de moi mériterab la palme en ce genre.
En attendant je voudrais voir un peu VOS FEMMES. Il paraît qu’on n’y va pas par quatre
chemins à Paris et qu’on patauge à même votre
personnel féminin pour le plus grand profit des croûtons de divers numéros et pour
votre trop mince satisfaction. Quant à moi, je me permets d’horripiler devant votre
affreux portrait
qui, heureusement pour vous, ne vous ressemble pas du tout. J’aime mieux votre chère
adorable frimousse en chair et en os, tel est mon goût.
J.
a Dessin d’un cœur sur une main :

b Voir dessin précédent.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle se délecte du succès public des Misérables.
- 10 marsPremier dîner des enfants pauvres.
- 3 avrilParution de la première partie des Misérables.
- 28 juillet-26 septembreVoyage au Luxembourg et sur les bords du Rhin
